Le métier de formateur : les étapes à respecter

Si les profils des personnes s’épanouissant dans le métier de formateur sont divers et variés, ils ont au moins tous quelque chose en commun : ils sont tous passés par les mêmes phases pour devenir formateur. En effet, il ne suffit pas de vouloir partager son expertise pour en faire son métier. Faut-il encore respecter certaines étapes cruciales qui vous permettront de partir sur les chapeaux de roue !

Mallette Qualiopi :  guide pas à pas pour obtenir votre certification

Pensez à la formation : en effet, une certification de formateur d’adulte peut être exigée.

Le choix du statut

En fonction de votre projet, il vous faudra choisir entre plusieurs statuts. Ce choix sera forcément influencé en fonction de diverses raisons qui ont leur importance (capacité à être ou non entrepreneur, fiscalité, taille de l’entreprise, demande de formation sur le secteur d’activité…). Il convient donc de faire le bon choix parmis les quatre statuts suivant:

  • être travailleur indépendant en créant une entreprise individuelle, une société ou une association. Ce statut est actuellement le plus répandu.
  • être salarié d’un organisme en formation.
  • travailler en tant que vacataire si les prestations de formation restent occasionnelles et ne dépassent pas 30 jours dans le même organisme.
  • opter pour le portage salarial en prenant appui sur une société de portage et facturer ses honoraires. Sorte de salariat, vous profitez du numéro d’organisme de formation et des ressources offertes par la société de portage.

 

Partir en quête de ses premiers clients

Vivre du métier de formateur ne serait pas possible sans clients. Pour ce faire, une prospection sur plusieurs fronts peut concrétiser l’arrivée de vos premiers clients et ainsi vous lancer définitivement dans l’aventure. Il existe plusieurs possibilités:

  • Prospecter de manière autonome et en direct auprès des entreprises. Il n’est pas aisé de se construire un réseau mais l’avantage est de pouvoir encaisser la totalité de la prestation de formation.
  • se tourner vers des organismes de formations qui prennent en charge la prospection et les formalités administratives. Cependant, ces derniers gardent un pourcentage sur le prix de la formation. En moyenne, les organismes prennent 20% du revenu d’une formation
  • prospecter auprès des centres de formation et d’apprentis (CFA). A savoir que la loi impose au formateur, un diplôme supérieur ou équivalent à celui de ses futurs diplômés.

 

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Déclarer sa situation

Tout travail en tant que formateur indépendant doit au préalable faire l’objet d’une déclaration d’activité au sein de la direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS). Aussi, et comme pour bon nombre d’activités entrepreneuriales, il vous est demandé de tenir et de faire figurer un numéro d’activité sur tous vos documents. Enfin vous serez priés de déclarer vos revenus, bilans financiers et pédagogiques tous les ans conformément aux lois en vigueur. Il existe des règles comptables spécifiques pour les organismes de formation de droit privé. Les DREETS précisent ces règles.

 

Authentifiez votre travail : la certification “qualiopi”

Pouvoir proposer des services qui peuvent être subventionnés par l’État et autres financeurs publics/mutualisés (OPCO, Agefiph, CPF…) est un argument de poids. Mais pour se faire, il va falloir valider votre démarche qualité auprès d’un organisme certificateur accrédité par le COFRAC . En matière de certification, la dernière née dit “qualiopi” (découvrez l’accompagnement qualiopi) vient d’entrer en vigueur le 1er janvier 2021 et devient obligatoire au 1er janvier 2022 en lieu et place de l’ancienne DATADOCK et autres labels qualité du CNEFOP. Obtenir la certification nécessite néanmoins de répondre favorablement aux critères de qualité définis dans le Répertoire National de Qualité, et feront l’objet d’audits (compétences, déontologie, respect des lois…). De plus, la certification qualiopi est une démarche continue car elle se déroule selon:

  • un audit initiale sur site qui valide les critères attendus pour la certification
  • un audit dit de surveillance qui veille à la bonne application du cahier des charges. Il peut être effectué à distance.
  • un audit de renouvellement à effectuer tous les 3 ans afin de conserver la certification.

Démarche très chronophage et souvent changeante, elle reste primordiale pour une transparence et une qualité optimale dans la formation professionnelle.

 

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Le pilotage de l’activité au quotidien

Étant une activité réglementée, le métier de formateur exige un suivi régulier. Plus particulièrement au niveau légal, où il vous est demandé de déclarer chaque année au 30 avril, un bilan pédagogique et financier. Imposé à tous (en indépendant ou sous contrat avec un organisme), le BPF est également un document exigé lors de la certification qualiopi. En parallèle, il permet à l’administration d’obtenir des statistiques sur les formations dispensées. Autre point important, la validation d’un BPF à 0, c’est à dire aucune formation dispensée, vaut comme une cessation de l’activité! Au même titre qu’un suivi comptable, le suivi pédagogique et financier exigera du formateur la mise en place d’un contrôle et d’un rapport d’activité régulier.

 

En conclusion

Peu importe la forme, le métier de formateur reste un métier d’avenir! Et pour cause, il offre des possibilités non négligeables. Bien entendu, choisir cette aventure ne peut se faire sur un coup de tête. Métier réglementé, il impose de surcroît, le respect de certaines règles et contraintes strictes. Néanmoins, le respect de ces derniers garantit un retour réel sur investissement et la pérennité de l’activité.